Autres
AideEnLigne
CahierDeBrouillon
Présentation
Administration

MesLectures
[Journal d'Ophelia]
[Blog Larnac]
[Traitement texte en ligne]
[Kim Khal]

Informations
[Rue 89]
[Tele libre]

DNS etc
[Robtex]
Logins
Votre ID: 111
Nom:
Login utilisateur
Mot de passe éditeur

CommentairesLivres2013

===== "Les revenants" de Laura Kasischke=====

Le livre de Laura Kasischke (prononcer Kasiski) relève d'une prouesse littéraire. Le fond et la forme sont là, justement mêmés, pour mon plus grand plaisir. L'histoire étonnante de jeunes adolescents étudiants perturbés par la mort d'une amie ou d'un amour. Le roman se déroule ainsi, avec des flash backs révélateurs, des scènes parfois cruelles ou se découvrent les perversions de certains. Evidemment, comme souvent chez LK, le fantastique (le surnaturel) se glisse dans l'histoire. LK en profite bien sûr pour décrire les travers de la société américaine, ici le milieu universitaire dans son ensemble. Envoutant ? Oui, vraiment.

Christian Bourgois 2011, ISBN 2-267-02211-7 (autre site, rechercher) et Le livre de poche 2013, ISBN 2253164526 (autre site, rechercher)

NB: rien à voir avec la série TV "Les revenants". 2013-09-14 13:56:22 -- Cmic

"La couronne verte" de Laura Kasischke

Ce qui surprend le plus, dans un premier temps c'est cette manière d'écrire ou les personnages interviennent en séquence, comme si ce livre était un scénario de film. Ce n'est pas exactement le style habituel de LK. Cette fois c'est l'histoire de 3 jeunes lycéennes qui partent en vacances de printemps loin de chez elles, de leur cocon familial (sorry for the cliché). LK malmène notre émotion en nous promenant de piège en piège ou les ficelles ne sont pas celles q'on croit. CEs trois filles sont chacune attachantes à leur manière, et une peinture parfois amère le l'amitié se glisse dans le roman. Surprenante histoire, sans doute basée sur un fait divers réel, mais qui fait ressembler ce livre plus à une nouvelle qu'à un roman de longue haleine. Ne pas passer à côté, bien sûr..

"Le système victoria" de Eric Reinhart

J'avais lu "Cendrillon" l'an dernier en me promettant de revenir lire cet auteur. Magistrales description de l'amour passion, passion dévorante pour les deux amants ; magistrale aussi cette description du monde du travail qui dévore le temps, le quotidien. Des scènes puissantes et crues, mais aussi des scènes ou la discussion devient âpre pour ces deux êtres dont les morales différent. Le sexe reste présent mais ne résout rien. On est là dans une tragédie ou les héros se brûlent. J'oubliais : l'écriture d'E.R. toujours aussi riche. On attend la suite !

"Confiteor" de Jaume Cabré

Comment peut-on écrire de cette manière si anarchique tout en restant absolument captivant. Comment peut-on bousculer les phrases en tête à queue. Et puis le récit s'enfonce dans l'histoire d'Adria, mais aussi dans la douleur de l'Europe de la guerre, dans la douleur propre d'Adria qui ne "sait pas ce qu'il veut". Magistral roman de plus de 700 pages. Et tout a coup, la fin, immense qui nous laisse pantois d'avoir cru quelques heures à ce subtil déboulonnage du roman. A lire absolument. Et pas pas reculer à la trentième page. Marie m'a offert ce livre. Merci. Sans elle, je serais peut-être passé à coté.

"L'homme de Lewis" de Peter May

C'est réussi, Peter m'a encore emmené das des paysages rudes et plein de vie, de personnages bruts et humains. Peter en profite pour nous raconter, à travers l'intrigue d'un assassinat, la vie sombre de certains enfants catholiques écossais dans les années 50. Et ça, c'est touchant. Merci à Sylvie de m'avoir offert ce livre. A lire pour les personnages attachants, le décor rude des iles Hébrides. A noter que l'histoire de ce livre fait suite à celle de "L'ile des chasseurs d'oiseaux", également de Peter May.

"Nulle et grande gueule" de Joyce Carol Oates

Premier pas dans l'univers de Joyce Carol Oates et agréable découverte. Tourner autour de ses livres, ne pas savoir par ou commencer. Depuis longtemps. Le détour par Laura Kasischke, dont l'écriture est, selon certains, à rapprocher de celle de J.C.O. Cette grande adolescente qui parle d'elle à la troisième personne, en l'appelant Nulle est aussi Ursula. Ambivalence de l'adolescence : je suis forte et je suis fragile. Et puis Matt qui cache son désarroi derrière un humour ravageur, humour qui lui vaudra beaucoup de souffrances. Romans d'adolescents, dont les tourments sont si bien décrits, explorés. Et le style très libre de J.C.O. pour finir, style qui nous entraine à toute vitesse dans cette lecture.

"Petit oiseau du ciel" de Joyce Carol Oates

Ce qui est ravissant chez JCO, c'est qu'en plus de 500 pages on ne sait toujours pas comment les personnages vont agir. Et pourtant on l'aime, cette jeune Krista qui adore son père soupçonné du meurtre de Zoé, exclu par conséquent de la famille. Et pourtant on l'aime, Aaron, adolescent au caractère rude, lui qui, justement, a vu sa mère Zoe assassinée. Comment vont se rejoindre ces deux adolescent, vingt ans après ? Ces ados dont les sentiments, les brûlures, les élans sont décrits avec de la sincérité, du respect. Dans ce roman, JCO utilise cette espèce de voix off qui habite chacun des personnages ; ou bien est-ce seulement dans l'esprit de Krista que ce dessinent ces dialogues muets ?

"Le Chardonneret" de Donna Tartt

La quatrième de couverture le dit : ce roman est époustouflant. Tout au long du livre, qui est en fait le journal de Théo, le personnage principal, les situations s'enchainent, se télescopent, parfois dans la douleur, avec toujours ce petit tableau flamand que Théo cache. Cette épopée, ou presque, se termine sur une réflexion sombre sur l'utilité de vivre, sur l'art, sur l'amitié. Donna écrit d'une plume simple, avec un style direct, utilise parfois un langage vulgaire, et dépeint les personnages avec beaucoup de finesse. On ne peut pourtant pas dire que le style de l'écriture relève de la "grande littérature". Le ton est vrai, dans lequel s'exprime sans doute plus facilement les émotions des personnages, leur doutes.

"A suspicious river" de Laura Kasischke

Eclatant, oui. Mais couvert de sang. Le sang du crime, celui des menstrues, celui des blessures silencieuses de l'esprit. Tout le livre baigne dans cette douleur qui vient de l'enfance. Leila est une femme en prise, dès le début, à un drame qui envahit peu à peu tout son être. Cette tragédie se noue dans un climat ou son corps ne lui appartient plus, ou elle se détache peu à peu de lui, ou la folie des hommes se déchaine, inhumaine. Et on sort cette lecture trop perturbé pour être révolté, simplement terrifié par la douleur non exprimée de Leila. Et on souffre pour elle. LK décrit cette descente avec beaucoup de tact, décrivant même certaines scène de sexe avec un recul à la fois cruel et pudique. Le récit est, comme souvent avec LK, couvert de phrases poétiques qui ajoutent à l'atmosphère de folie de l'héroine. On ne sort pas indemne de ce roman, il faut quelques jours pour digérer. Premier roman de LK.

"La métaphysique des tubes" de Amélie Nothomb

Il s'agit bien de métaphysique. Sous un ton parfois désopilant, Amélie nous décrit son malaise d'être, simple tube digestif confronté à la culture japonaise. Culture qu'elle adore, cela se sent, cela se lit. On avale tout ça d'une trait, on traverse ce livre en souriant, en fronçant parfois les sourcils, pas sûr d'avoir bien saisi la pensée fuyante de l'auteure. Car elle en est vraiment une. Merci à Véro pour cette irruption dans le déconcertant. Un après-midi de fuite.