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CommentairesLivres2014

"So long Luise" de Céline Minard

C'est ainsi qu'après être passé à coté de "Le dernier monde", j'ai tenté la lecture de "So long Luise". Tentative heureuse. Céline Minard aime travailler la langue en cherchant dans les moindres recoins des expressions et/ou mots nouveaux, ce qui crée une ambiance particulière. Dans ce roman, le personnage principal parle à Luise (une amie, une amante ?) et lui lègue les clefs de son testament. Elle lègue aussi tout un monde merveilleux qui apparait vers la moitié du roman, monde parfois loufoque mais dans lequel on s'engouffre avec ravissement.

"Une putain de catastrophe" de David Carkeet

A la recherche d'un roman au ton léger puis un encart dans le Monde des livres, et me voilà dans ce "putain" de roman. Mais dès les premières pages, l'impression de m'être fourvoyé - avec, de plus, la déception de traduction du titre original : The Full Catastrophe. Bon. Au bout de trente pages, je me rend compte que l'effet, non pas léger, mais dévastateur est bien là. Ce linguiste un peu voyeur qui s'installe au quotidien dans la vie de la famille Wilson pour tenter d'éviter la rupture du couple, intrigue, puis étonne et enfin passionne. On entre enfin dans une étude perspicace des rapports, surtout verbaux, qui s'installent dans un couple, rapports souvent fait de malentendus et de non-dits. Quelques réflexions pleines d'humour de ce linguiste agrémentent les dialogues. Linguiste décalé dont la vie est également particulièrement déconstruite.

Beaucoup de dialogues pertinents rendent la lecture attrayante, même si l'orage du divorce qui menace rend le ton parfois quelque peu dramatique. Evidemment, ou presque, le cliché de l'happy end. Très instructif.

"Le maitre des illusions" de Donna Tartt

J'avais été si impressionné par Le Chardonneret (voir ci-dessus) que j'ai voulu essayer un roman antérieur. Essai réussi. Dans celui-ci encore, ce curieux mélange d'introspection et d'intrigue policière, ou plutôt de roman noir. Ce roman m'a aussi rappelé "Les revenants" de L.Kasischke, par l'environnement universitaire et la trouble noirceur qui s'y installe. Tout se déroule dans un collège (université) américain ou un professeur de grec ancien incite à son insu des élèves à commettre des actes terribles. Ce petit groupe est décrit avec beaucoup de justesse et de sympathie. On prend beaucoup de plaisir à suivre leur cheminement alors qu'ils s'enfoncent dans une aventure qui les dépasse et les hante. La mort est présente de bout en bout, trainant avec elle des remords, des douleurs refoulées. Le prologue du roman est à ce titre un réel délice d'écriture qui semble nous dévoiler la suite du livre, nous permettant de déjà frissonner. Sept cent pages de plaisir.

"L'amour et les forêts" de Eric Reinhart

Je viens de terminer Demi-sommeil qui date de 1998 et je plonge dans L'amour et les forêts. J'ai trouvé dans Demi-sommeil un récit riche, parfois délicat, parfois troublant, mais toujours en deçà. Le style de E.R. était là, en devenir, non complètement abouti. Et puis l'éblouissant roman L'amour et les forêts. La même veine poétique, les mêmes phrases qui s'allongent délicatement, formant un récit riche, ou les mots ne s'entrechoquent pas mais glissent les uns sous les autres, comme des plaques terrestres à la jonction desquelles surgissent de lumineuses émotions. La forme oui, mais le fond aussi reçoit de l'auteur cette douceur, cette empathie. Curieusement E.R. est présent dans ce livre, à la première personne, faisant la connaissance de Benedicte Ombredanne, de ses aspirations, de sa vie intime, de ses souffrances. Et puis Eric se passionne pour la vie de cette femme au point de boire jusqu'à la lie la vie de cette femme, sans jamais la partager. On ressort de ce roman ébloui par le texte superbe et touché par la vie douloureuse de Benedicte.

"Les chutes" de Joyce Carol Oates

Roman fleuve dont toute l'histoire se passe tout près des chutes du Niagara. L'histoire elle-même, qui commence de manière sordide avec une nuit de noces suivie d'un suicide, retrace la vie d'un famille tout aux long de plusieurs décennies : l'amour, la justice, l'argent, la corruption tout y est évoqué avec cette touche si caractéristique de JCO. Les mots sont parfois crus, mais transparait dans les phrases l'immense affection pour l'être humain, ses possibles et ses doutes. Un livre attachant et passionnant d'un bout à l'autre, jusqu'à cette sorte de rédemption finale qui réjouit le coeur. On dit parfois que JCO base ses romans sur des faits divers réels. En l'occurrence, il s'agit, je pense d'un des cas de suicide dans les chutes du Niagara, phénomène parait-il relativement courant.

"Le ravissement des innocents" de Taiye Selasi

Style surprenant dans lequel les phrases comprennent souvent des élisions. Dans lequel il faut deviner le déroulement de l'histoire. Celle-ci se passe d'abord au USA, à New-york ou Kweku est un chirurgien compétent et réputé. Mais sa fierté d'homme noir ne peut supporter une éviction et il quitte famille et pays pour retourner aux sources : le Ghana. Et puis le décès de Kweku et la reconstruction de la famille avec tous les enfants, reconstruction lors des funérailles au Ghana. Et c'est certainement la partie la plus intéressante, car elle permet à chacun de raconter son passé, parfois douloureux, dans cette famille éclatée. Roman puissant, même si parfois le récit déconcerte par ses sauts temporels et par sa syntaxe un peu déroutante. C'est le premier roman de T.Selasi.

"Naissance d'un pont" de Maykis de Kerangal

Moderne oui. Le style, le fond, tout concours à cette sensibilité toute moderne. Les mots s'accumulent souvent pour décrire une situation, un lieu d'abandon, de pourriture ou bien d'émerveillement. Les personnages s'entrechoquent, se parlent, se perdent dans leurs illusions, souffrent aussi. La description presque intime des sentiments des ouvriers, du boss, sont bien plus que des caricatures, on les sent vivre cette aventure. L'histoire se passe à Coca, mais elle déborde aussi, pas flash-backs sur l'histoire de ces hommes et des ces femmes qui se sont expatriés pour gagner leur croûte. Cette ville imaginaire de Coca se situe en Californie. On y croit. A suivre: M. De Kerangal

"Ou j'ai laissé mon âme" de Jérôme Ferrari

J'avais assisté à l'entretien de J.Ferrari au sujet du Serment sur la chute de Rome lors de la fête du livre de Bron. J'avais déjà été étonné de sa présence, de sa culture. Et puis j'étais passé à autre chose. Et ma libraire (La Poterne, Bourges) m'invite à lire Ou j'ai laissé mon âme, plus abouti selon elle.

Dès les premières pages, on est saisi par le style des longues phrases qui s'avalent à en perdre le souffle. Délicates, riches, profondes comme des gorges. L'histoire se déroule en Algérie, période sombre de 1957 et plus. Un capitaine doit conduire des interrogatoires dont on sait qu'ils sont un reflet de la limite entre le bien et le mal. L'enfer au quotidien entre la pensée du capitaine qui se réfugie parfois dans la lecture de la bible et la cruauté de la guerre dans ses pires errements. En voix off, Andreani parle de son amour pour son capitaine, parle aussi de la lâcheté de celui-ci face sa mission. Et la fin, terrible, secoue l'être entier après que le capitaine ait laissé son âme chavirer et se complaire à passer à l'acte, à torturer. Suivent de très belles phrases Car j'ai aussi appris que le mal n'est pas l'opposé du bien : les frontières du bien et du mal sont brouillées, ils se mêlent l'un à l'autre et deviennent indiscernables dans la morne grisaille qui recouvre tout et c'est cela, le mal. On sort fortement perturbé de livre magnifique dont la forme du récit met en valeur la pensée profonde qui tend tout le récit.

"Ka ta" de Céline Minard

Quel plaisir de déguster ces textes. Un kata est ce que j'appellerai une figure de style des arts martiaux consistant à combattre/éliminer un adversaire imaginaire avec l'aide d'un sabre de samourai. Ce faisant, Céline s'applique à décrire, dans ce style qui lui est propre, plusieurs combats dans des situations parfois surprenantes. Parfois même avec un subtil trait d'humour. Ces courts textes ont été écrits durant un séjour de CM à Kyoto. A déguster, donc.

"Existence" de Eric Reinhart

Encore une fois avec E.R., une très agréable lecture. Cette fois-ci, il s'agit de décrire avec beaucoup d'ironie et aussi de réflexions très judicieuses, le milieu du travail, et particulièrement la relation patron-employé. Surtout quand ce dernier se croit "arrivé" avec force diplômes et compétences alors qu'il n'est, de point de vue de l'entreprise qu'un vulgaire pion destiné à fourbir des services. La femme de Jean-jacques, le personnage principal, est également épinglée. Surprise également, quand, au détour d'une page, on aperçoit E.R. dans un accoutrement invraisemblable. On en rit de ces photos qui parsèment le livre. La fin du roman est quelque peu tiède, car trop farfelue. L'ensemble vaut vraiment le détour par le ton qui accroche vraiment le lecteur.

"L'homme des hautes solitudes" de James Salter

J'ai commencé ce roman avec un léger apriori : cet auteur m'était inconnu et son passé de pilote de chasse de guerre me laissait penser que cet écrivain, puisque c'en est un, ne devait pas voir beaucoup de choses passionnantes à exprimer. Grave erreur, la lecture fut un vrai plaisir. Rand, le personnage principal, est en quête de lui-même à travers la montagne et les femmes. A travers l'alpinisme pour se hisser toujours plus haut, plus dangereusement même. Avec les femmes qu'il croit aimer, il se cherche aussi. L'histoire se passe essentiellement en France, dans les alpes, avec de longs passages décrivant la montée de sommets. Le style de l'écriture n'est certes pas extraordinaire, mais s'accorde très bien à la description de la nature comme à celle des personnages. Le roman laisse une impression de tristesse due à la recherche sans fin de l'être.

"Le sermon sur la chute de Rome" de Jérôme Ferrari

Ma libraire m'avait prévenu : Ou j'ai laissé mon âme est le plus abouti des romans de J.Ferrari. Bien. Sur ce, et à cours de lecture dans un village sans véritable librairie, je tente tout de même Le sermon sur la chute de Rome. On retrouve le phrase souple et riche de l'auteur, sa manière de faire des retours instructifs dans le passé. On retrouve aussi (est-ce autobiographique ?) la vie d'étudiant de Matthieu et, bien sûr la Corse. Le thème sous-jacent est la fin d'une époque, d'un existence, mais une fin nécessaire à l'avènement d'une nouvelle vie, d'un nouvel ordre des choses. Le sermon dur la chute de Rome de St Augustin est évoqué, et on comprend alors la richesse du récit qui se termine de manière tragique. Très beau roman, mais Ou j'ai laissé mon âme reste plus puissant.

"L'ombre de l'ennuque" de Jaume Cabré

Après avoir lu Confiteor, je me suis laissé dire que ce romancier avait quelque chose à dire, et je me suis lancé dans la lecture de ce roman. Roman touffu, épais, et pas seulement par la taille. Comme à son habitude, J.C. nous fait parcourir sa vie, sa famille aux ramifications complexes et aux secrets bien gardés, ses amours difficiles, ses choix politiques, sa participation au PSUC (Parti socialiste catalogne) avec un foisonnement de situations parfois cocasses comme cette rencontre avec un prostituée qui s'avère en fait être un transsexuel. L'amitié est aussi présente avec ses amis étudiants, Bolos, Rovira. Toutes ces aventures débutent à Barcelone sous le règne du général Franco et durent jusqu'à notre époque proche. La fin est quelque peu tragique alors que le personnage principal, Miquel, pleure une disparition, les yeux transformés en éponges. A lire pour la truculence. A lire, même malgré certaines longueurs dans les descriptions labyrinthiques de l'arbre généalogique.

"Un été" de Vincent Almendros

Ecriture délicate ou les personnages se frôlent, tout comme leurs histoires, celles du passé, celles de leurs esquives. Deux frères et leurs compagnes sur un bateau peu fiable au large de Capri. Les amours passées laissent des émotions troubles. Et puis les êtres se séparent, s'apaisent dans une fin étonnante quoique prévisible. 95 pages à déguster délicatement, comme par un été chaud et lent.

"Un petit boulot" de Ian Levison

Mon frère JB m'avait déjà proposé de lire Trois hommes, deux chiens et une langouste et j'avais beaucoup aimé ce ton décalé. Je récidive donc avec ce roman déjanté, franchement amoral, dans lequel un jeune garçon sans vrai avenir va se transformer en tueur à gage, fonction qu'il trouve tout à fait à son goût. Au fil de l'histoire, les meurtres s'enchainent facilement, sans pathos, l'argent rentre, tout va bien. Iain en profite pour nous glisser deux mots sur le désenchantement américain et les crises, les fermetures d'usines et l'indigence qui s'en suit. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette épopée pas très sérieuse, mais réjouissante, ne serait-ce que par la tension qui règne jusqu'à la fin dans ce pseudo roman policier

"Fille noire, fille blanche" de Joyce Carol Oates

Comme toujours, JCO nous emmènent dans les profondeurs de l'âme humaine. Cette fois pendant la période américaine de la chute du président Nixon. L'histoire se passe dans le campus d'une université ou les deux "filles" de 18 ans, l'une blanche, l'autre noire, cohabitent. Deux classes sociales, religieuses et morales tentent de communiquer. Le racisme semble présent, bien que le drame qui s'installe doit plutôt au mental à la dérive de Minette, la file noire. Roman touchant, et enrichissant quant aux remarques sur la vie à cette époque aux USA.

"Un monde flamboyant" de Siri Hustvedt

J'apprécie toujours autant l'écriture de Siri. Elle recherche les désirs, les émotions, les "pourquoi" derrière les comportements de êtres. Et pourtant ce dernier roman me déçoit un peu. Il s'agit de l'histoire Hariett Burden, artiste, qui a tenté de dissimuler son art en le faisant passer pour celui d'un artiste célèbre. Pour essayer de prouver que le public et les critiques sont plus sensibles à l'artiste masculin qu'à l'artiste féminin. Roman complexe, car trop d'informations à lier les unes aux autres.

Toutefois, Siri entreprend un remarquable travail de mise en place d'une histoire peu ordinaire, l'assortissant de références à des auteurs de romans, à des réflexions de philosophes, et rendant ce travail très cohérent. De plus Siri a imaginé pour cela une forme originale qui mêle témoignages des proches, extraits du journal de Hariett , etc. L'ensemble est trop complexe, à mon avis, et la lecture en est alors parfois difficile.

"Le club de incorrigibles optimistes" de Jean-michel Guenassia

Je n'étais pas vraiment rassuré. Quelqu'un m'avait offert ce livre, mais ce titre ne me disait rien : jamais entendu parler, etc. Je profite alors de quelques jours de vacances pour lire ce roman de plus de 700 pages.

Et là, très vite, je me sens entrainé vers les années 60. Le personnage principal, Michel (coincidence ou pas, je me suis identifié à lui..) vit à Paris, fréquente le lycée Henri IV en dilettante et, après sa séance de baby foot, pénètre enfin ce fameux "club" composé d'émigrés des pays de l'est, joueurs d'échec et.. optimistes. Parallèlement sa vie familiale se délite quelque peu, avec un père peu présent et un frère utopiste ou idéaliste.

Tout au long de l'histoire, qui s'étire de 1959 à 1954, on retrouve ces personnages attachants et même les premiers amours tristes de Michel.

A lire surtout pour le ton, les références de cette époque (musique, cinéma, ..) et la vie adolescente.

"La grâce des brigands" de Véronique Ovaldé

Une libraire de Toulon m'a (fortement ?) suggéré de lire ce livre. J'étais en panne de lecture, alors j'ai accepté. C'est le premier roman de V.O. que j'aborde et je dois dire que je suis un peu déçu. La lecture n'est pas limpide, l'histoire est quelque peu déroutante et manque un peu de "piquant". Ou bien suis-je déjà abonné à des romans à la fois plus subtil dans le fond et dans la forme ?

Maria Cristina, pour échapper à l'emprise familiale étouffante d'une autre époque, va vivre sa vie en Californie ou elle écrit un roman, s'ouvre au monde, fait la connaissance d'un séducteur, et puis finalement disparait brutalement, alors que tous s'annonce merveilleux pour elle. Ou bien est-ce de l'humour ? OK. Je suis un peu sec.

"Le principe" de Jérôme Ferrari

Ai acheté ce livre de JF à la fête du livre de Bron sur l'élan de coeur qui me porte vers cet auteur. Mais je suis un peu déçu. Certes, le style est là, magnifique, riche, mais l'histoire ne convainc pas. Le cheminement intérieur de Heisenberg, auquel JF s'adresse tout au long du livre, est décrit dans ses actes quasi quotidiens, avec ses rencontres, ses fuites, ses certitudes et ses incertitudes. JF a certainement fait beaucoup de recherches, bibliographiques et entretiens, pour nous permettre de comprendre le personnage. Mais la lecture en est parfois un peu lourde et labyrinthique. Dommage. Son meilleur roman reste pour moi "Ou j'ai laissé mon âme". (voir ci dessus)

"La désobéissance" de Alberto Moravia

Première lecture de cet auteur. Longtemps, trop sans doute, j'ai retardé le moment de lire un roman de Moravia, surtout que 2 films, "Le mépris", réalisé par JLG, puis "L'ennui" réalisé par Cedric Kahn, ont été deux films tirés de romans de Moravia qui m'ont marqué par leur justesse. Et puis récemment, au détour d'une critique littéraire, je retrouve la trace de ce que j'ai longtemps tardé à lire. Et donc "La désobéissance", roman de 1948 dans la classe moyenne de l'Italie, qui dépeint les troubles d'un adolescent face à la vie, la vraie, celle du quotidien, celle du milieu familial, de l'école, de la découverte du corps et de sa sexualité. Luca le personnage principal, refuse la vie, toutes ses contraintes et cherche plus une pureté, un absolu qui conduit à "désobéir" à la vie. Une grave maladie, durant laquelle la fièvre et ses hallucinations sont fort bien décrites, l'aide à reprendre confiance au monde qui l'entoure, aux menus objets, à accepter enfin de vivre avec, en point d'orgue, la découverte de son corps d'homme. A.M. dépeint ici de manière assez réaliste et avec une grande pudeur, le passage difficile de l'adolescence à l'âge adulte. Pourquoi je retrouve les émotions qui m'ont saisi pendant la mienne, d'adolescence.

"Noel en février" de Sylvia Hansel

Mon avis.

Je viens de terminer la lecture de ce livre (suite à une critique du Monde Des Livres). Et oui, je suis un peu déçu. Il s'agit de la vie d'une adolescente, Camille, aux prises avec ses sentiments amoureux, ses peurs, son passage difficile à l'age adulte. Rien d'extraordinaire. Hélas, le style est très direct, faisant un usage souvent abusif de mots des adolescents. Ce n'est pas vraiment un reproche, mais cela enlève de la qualité au livre. Parce que les relations sont bien décrites, mais avec, toujours, ce langage trop quotidien. J'aurais aimé un style un peu plus riche, de belles phrases... (Ou là là, je deviens vieux ? ). Un bon point tout de même : j'ai eu envie d'aller jusqu'au bout de la lecture, entrainé par cette volonté de vivre et par les traits d'humour qui surprennent et agrémentent le fil de l'histoire.

"Un bonheur parfait" de James Salter

Encore un monument. De cet existence quasi ordinaire dans un couple, J.S. crée un roman ou se mêlent l'amour, sa désillusion, la liberté, l'approche de la vieillesse et la mort. Et puis des pages entières ou l'auteur s'ouvre, comme dans ce passage ... le savoir ne vous protège pas. La vie méprise le savoir. La passion, l'énergie, les mensonges, voilà ce que la vie admire. La lecture s'arrête un instant sur ces pensées, puis reprend le cours de l'écriture qui par fois s'envole de manière quasi poétique (on pouvait se baigner dans l'air comme dans une rivière). La fin troublante ajoute encore au désarroi qui nous saisit à lecture de ce livre superbe.

"Souveraineté du vide, Lettres d'or" de Christian Bobin

Merci Florence G. de m'avoir suggéré cet auteur au détour d'un séance d'ostéopathie. Cette première lecture de C.B. m'a ravi, tant pas la qualité poétique de l'écriture que par la profondeur des sujets évoqués. La vie, la mort, la lassitude. Le deuxième recueil de ce livre, "Lettre d'or" laisse plus de place au thème de l'amour. Tout en finesse.

"Montedidio" de Eri de Luca

tendre, rêveur, fantastique, etc. (a écrire)