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CommentairesLivres2016

"Une Pièce montée" de Blandine Le Callet

Pour avoir acheté ce livre 20 centimes chez Boulimier, je n'ai pas de regrets. Le récit tourne autour d'un mariage avec, pour chaque chapitre, le point de vue de l'un des participants. Les réflexions intérieures des uns et des autres sont amusantes, parfois assez véridiques. Et puis tout s'essouffle, vers la fin on a droit à un affligeant pathos entre la mariée et sa grand-mère ou l'on s'ennuie quelque peu. Distrayant, sans plus.

"Balco Atlantico" de Jérôme Ferrari

Je viens de terminer ce roman superbe, ou, encore une fois, JF m'a rempli d'une indicible émotion. A après cette lecture, il faudra sans doute que j'attende plusieurs heures avant d'entamer autre chose. L'histoire du mouvement nationaliste Corse est le fil conducteur, mais s'y mêle celle d'un amour si grand que les autres sont en dessous. Stéphane aime Virginie, il admire sa nudité la voir, allongée sur le lit avec les yeux bandés, ouverte comme une carcasse d'animal, il veut la voir écarter les jambes sans la toucher pendant qu'elle l'attend contre elle, naïvement éperdue d'amour. Stéphane cherche à exister, à être un homme reconnu, puissant, et s'implique pour cela dans le mouvement nationaliste. Les destins sont tragiques. Tout au long du livre, les personnages entrent en eux-mêmes, "s'introspectent" et questionnent leur vies. C'est cette profondeur, cette richesse et la manière de dérouler les phrases, avec beaucoup de fluidité qui rendent ce roman à la fois troublant et superbe.

"Freedom" de Jonathan Franzen

Magnifique lecture dans laquelle les 3 personnages principaux se cherchent dans un monde Américain ou les valeurs s'effritent, ou la finance, l'écologie sont toujours présentes. Tout nous est raconté, rien ne nous épargné de l'intérieur des personnages, de leurs enfants. Pas même leurs sexualités qui sont parfois cocasses et raconté avec cette espèce de pudeur teintée d'humour chère à J.F. Je ne dirais pas que J.F. a un style remarquable, mais ses descriptions et ses dialogues sont si justes que l'émotion est présente tout au long du roman, sauf peut-être durant certains passages parfois un peu longs.

"Injection mortelle" de Jim Nisbet

Changement de "genre" avec ce roman noir de Jim Nisbet. Royce, un docteur paumé, veut venger la mort d'un condamné à mort après lui avoir fait l'injection mortelle. S'ensuit un parcours dans un milieu sordide de junkies, de criminels. On frémit un peu lors d'équipées meurtrières. Mais ce n'est pas une roman ou un policier traque un criminel. Non. C'est noir et distrayant. Quoique parfois écrit avec trop de sous-entendus.

"Mind of winter" de Laura Kasischke

Le fait de confiner toute l'histoire de ce roman le jour de Noel, dans une maison quelque peu isolée à cause d'une tempête de neige, avec Holly la mère, et Tatiana, sa fille adoptive, les seuls êtres présents, rend l'ambiance oppressante. Tout au long du récit, on se rend copte que la mère a un comportement psychotique, troublée par le comportement de sa fille adolescente, par de menus incidents, par l'absence aussi de toute autre aide extérieure. Tout finit pas basculer quand la vérité sur l'origine de sa fille, enfant abandonnée puis recueillie dans un orphelinat de Sibérie, éclate. L.K. écrit par touches successives, alternant les évènement anodins et les réflexions intérieures de Holly. On retrouve l'ambiance sourde qui régnait déjà dans "Suspicious River". Livre en langue Anglaise.

"Histoire de Vivant Lanon" de Mark Cholodenko

Erotique et tragique. Erotique d'une manière crue et violente. Pas vraiment bandante, cette histoire de Vivant, amoureux d'une femme au point d'accepter tout ses désirs les plus pervers. On croit le personnage sorti de cette manipulation quand, quelques années plus tard, une autre femme apparait qui se joue également de lui et de son amour éperdu. La fin est tragique mais attendue. Pas le meilleur roman de M.C.

"Solaire" de Ian McEwan?

Trouvé par hasard ce roman sur l'étagère des "livres lus", alors que non. J'avais beaucoup apprécié son roman "Sur la plage de Chesil", tout en finesse.

Dans celui-ci, le ton change radicalement. Nous voilà embarqué dans l'hisoire de Beard, un anglois noble de physique, dans ses pérégrination professionnelles et surtout, sentimentales. Sa longue carrière défile péniblement entrecoupée d'un décès étrange, d'un délirants passage dans le froid de l'antarctique, de réflexions à propos de la vie, de la paternité. Et la fin abrupte qui ne surprend pas. Amusant parfois, un peu longuet quelquefois.

"Le cas sneijder" de Jean-paul Dubois

Le personnage principal, à la suite d'un malheureux accident d'ascenseur a perdu sa fille. Ce deuil si difficile à faire, entre sa nouvelle épouse ingénieur en informatique et leurs deux invivables jumeaux, Sneijder le vit en fuyant le monde, promenant des chiens. Il rencontre alors des situations et des personnages forts cocasses, mais sa fuite du monde l'entraîne à la fin dans la démence. On navigue entre la critique acerbe de la société moderne, l'ostracisme entre classes sociales, l'incommunicabilité au sein de la famille.

"Premier amour" de Samuel Beckett

Première lecture de Beckett. Ce qui n'est pas sans rappeler les petits romans de Jean-philippe Toussaint, surtout l'autodérision et le style. Dès les premières pages on questionne le sérieux (ou pas?) de la situation, tellement celle-ci semble scabreuse. Petit opuscule de 50 pages qui vaut le détour.

"La douleur" de Marguerite Duras

Marguerite Duras, en guise de prologue de ce recueil "la douleur" , nous prévient qu'elle n'a aucun souvenir de l'avoir écrit. La nouvelle principale nous entraine pendant la fin de la guerre, au moment ou les prisonniers de guerre et les déportés rentrent en France. Une femme attend avec angoisse le retour de son mari. L'incertitude de son retour, est-il encore vivant ou est-il déjà mort la torture douloureusement. Avec ce style qui lui est propre et sous la forme d'un journal, on suit cette arrivée, la description de l'horreur des corps, le cruauté de l'administration, le lent retour à la vie de son mari.

Suivent trois autres nouvelles. Il s'agit de mettre en évidence la cruauté de ces tribunaux improvisés chargées d'examiner le sort des collaborateurs, pour une résistante de séduire un officier allemand.

"Emmaus" de Alessandro Baricco

Mon libraire (la Poterne, Bourges) m'a piégé en me parlant avec passion de son auteur préféré, Baricco. Cette histoire d'adolescent Italiens, aux prises avec l'éducation chrétienne, la morale pesante et omniprésente d'une part et l'éveil de leurs sexualités d'autre part court le long de ce roman de manière parfois imprévisible. L'autre personnage magnétique, Andre, cette fille ravissante, autour de laquelle les garçons s'approchent avec désir et retenue est aussi le symbole féminin et mystérieux. Beaucoup de tendresse et d'humanité dans la description de cette aventure dans une ville ou l'on ressent à la fois le décor désuet et la chaleur de l'Italie du sud.

"Variétés de la mort" de Jérôme Ferrari

Un des premiers romans de J.F. constitué de 9 nouvelles. Je dis roman, car dans ces 9 nouvelles, dont le titre de la première, "Mode opératoire", est révélateur, se mêlent les mêmes personnages dans des situations parfois grotesques, parfois risibles ou tragiques. L'esprit Corse est malmené avec une certaine ironie, et JF exagère volontairement le trait en étant parfois cru ou outrancier. Mais il reste le plaisir de parcourir ces pages sans hâte mais avec avidité, pages écrites avec toujours ce style riche et délicat propre à JF. Tragique mais excellent.

"Arrêtez moi là !" de Ian Levison

Souvent, I.L se contente d'anecdotes sur les déboires de sa vie. Dans ce roman là, il est accusé à tort de l'enlèvement d'un fillette et le voilà en prison. Il décrit avec beaucoup d'amertume le mileu carcéral, le couloir de la mort, sa lente descente inhumaine. Et puis, sur la fin du l'espoir renait enfin. Mais je ne déflore pas le sujet..

"Les Corrections" de Jonathan Franzen

Sur près de 700 pages (version poche), J.F. nous entraine dans la vie d'un famille Américaine du midwest, dans un trou nommé Saint Jude, famille décrite avec tellement de cruauté et de vérité qu'on ressort du roman quelque peu essoufflé mais ravi. De ces trois enfants adultes, pourquoi l'une, Denise, n'arrive pas à construire sa vie entre sa passion culinaire et ses errements sexuels entre hommes et femmes, comment un autre, Chip, glande sans avenir et se laisse entraîner dans des magouilles incertaines. Le troisième enfant, Gary, tellement crispé sur ce qu'il possède de matériel est tellement persuadé d'être le meilleur que ses comportements enfantins, sont parfois risibles. Et par dessus tout, le couple de parents extraordinaires, Enid et Alfred, deux personnage entamant une vieillesse bien méritée faite de rancoeurs et règlements de comptes. Le tout avec des dialogues criants de vérité. Excellent détour dans la société Américaine, pas si reluisants qu'on pourrait le croire.

"Le grand jeu" de Céline Minard

Il est toujours surprenant d'ouvrir une roman de C.M. A chaque fois, c'est une découverte de style, de manière de construire une pensée, de fournir de nouvelles coordonnées de temps, de lieu. Délicieuse découverte. Cette fois-ci, C.M., puisque le roman est à la première personne, nous emmène dans une retraite à la montagne, dans une tube de métal spécialement aménagé et accroché au rocher. Isolé. Le style si simple avec quelques envolées poétique décrit les journées faites de randonnées, d'escalades, puis de questionnements qui arrivent en fin de paragraphe. Beaucoup de questions sur la menace, la confiance, l'amitié aussi. Et puis cette rencontre avec Dongbin, personnage mystérieux et improbable avec lequel elle finit par jouer dans le décor magique des grands sommets. A découvrir et à méditer.

"Un Balcon en forêt" de Julien Gracq

Il m'a fallu tout ce temps pour, enfin, lire Gracq. Je me souviens d'Annie C. qui, à mon questionnement sur l'auteur qu'elle préférait, me citait toujours, immédiatement, Julien Gracq. Première lecture J.G. donc. Et surprise par ce texte foisonnant de phrases poétiques, de descriptions de la nature, des hommes et de leur rapport au monde. Le roman lui même se déroule pendant cette longue attente (cette attente qui rappelle Le désert des tartares de Buzzati) de la guerre en 1940, lors de l'invasion de la Belgique et de la France. La rivière Meuse est en bas du balcon et quelques soldats, dont Grange dont on lit les pensées, doivent défendre un bunker. On devine l'aboutissement de cette attente, sur ce balcon en forêt dont les personnages vaquent comme dans un rêve, à leurs triviales occupations, comme si cette guerre n'était qu'un évènement à la fois inéluctable et bénin. Et toujours ce phrasé évocateur.

"La nuit en vérité" de Véronique Olmi

Cet enfant trop gros, perdu dans ce monde à la fois trop parfait mais au regard cruel. Sa mère aux comportements mystérieux et décalés. Comment survivre dans ce monde ou le père manque chaque jour un peu plus, dans les mots, dans les rêves. V.O. nous entraine dans cette adolescence en perdition ou seul l'enfant lui même, à force d'imagination, retrouve son intégrité, son désir de vivre et d'être, tout simplement. J'avais préféré son roman "Bord de mer", plus tragique, mais aussi plus puissant.

"Ce livre va vous sauver la vie" de A. M. Homes

Première lecture ce cet auteure américaine. Dans un style rapide, truffé de dialogues parfois finissant en suspens, A.M.H. nous parle ce cet homme qui, à la suite d'un étrange malaise remet sa vie en question, se dévoue pour des causes plus humaine d'entraide de secours, retrouve le sens de la vie. L'atmosphère de Los Angeles semble (je n'y ai jamais été !) bien rendue, trépidante et pleine de surprises dues à cette géographie particulière près de l'océan. La vie intime de Richard, le personnage principal est aussi remise en cause. Ce livre lui sauve la vie, mais pas la nôtre, bien sûr.

Je suis une peu dérouté par ce style parfois trop rapide et/ou erratique, bien qu'il s'accorde avec la vie des personnages.

"Fraudeur" de Eugène Savitzkaya

Pour avoir encore choisi un livre encensé par M.Landrot de Télérama, je suis entré dans cet étonnant livre, ou la nature se joue des personnages. Tout au long de ce roman, découpé en de tout petits chapitre, on navigue dans les bois et les prés, en suivant un mystérieux enfant qui se joue, comme un fraudeur, de tous les situations de la vie. La langue est charnelle, très près du vivant, des arbres, des animaux tout en ménageant une respiration.

"Le livre du rire et de l'oubli" de Milan Kundera

Avec cette ironie mordante si caractéristique, Milan nous entraine dans plusieurs nouvelles qui questionnent profondément notre nature humaine. Certes, le rire est présent, parfois de manière inattendue. Mais ne rit-on pas, alors, de nos propres turpitudes ? Dans la "Litost", dont le mot slave, intraduisible, signifie un état de malaise quasi existentiel, les personnages sont aux prises à des états d'âme étranges, entre la vie et un malaise qui peut se dissiper par la haine. Plus loin encore, la mort dont la "douceur a une couleur bleue", est présente. Il n'est pas possible de lire Kundera sans avoir lu ce recueil de nouvelles qui nous interpellent vraiment.

"L'amitié" de Simone Weil

Pérégrinations à Paris et rencontre avec ce petit opuscule de quelques quarante pages. Dont une préface de treize pages qui en dit aussi long que le texte de S.W. Dans ce court texte quasi philosophique sur l'amitié, les contradictions de l'esprit humain sont développées, la notion d'extériorité nécessaire est explicitée. Ce n'est pas un texte simple, dans laquelle l'idée de Dieu sous-tend cet "Art de bien aimer", l'Amitié.

"Juste avant l'oubli" de Alice Zeniter

Curieux roman ou se mêlent l'isolement d'un couple sur une île lointaine d'une part et le deuil jamais accompli pour un écrivain (imaginaire) célèbre. Du couple dont l'amour s'effrite ostensiblement, Alice tire des leçons sur les êtres et la difficulté d'être à la fois soi-même et en osmose avec l'autre. Sur cette île froide et abandonnée, un autre personnage apparait comme le révélateur de ces sentiments contradictoires. Roman noir, sans doute, ne serait-ce que par la présence constante la mort.

"L'art de la joie" de Golliarda Sapienza

Long pavé de 800 pages dont on ressort ébloui de tant d'audaces, de libertés. Tout ce passe sur celle magnifique Sicile pendant les années 1920, période 2ième guerre mondiale comprise, avec cette guerre entre fascistes et antifascistes. Toute la vie de Modesta est là, faites de libertés intellectuelles, morales, sexuelles. Cette vie étonnante faite de rencontres, de drames aussi, de naissances, d'émotions partagées, remplit de joie notre esprit de lecteur. La pensée sociale/politique n'est pas exclue, réflexions sur la société, engagement anti-fasciste de Modesta.

"Une vie à brûler" de James Salter

Toute la vie de J.S. Son passage à West Point, sa course à travers le monde, ses rencontres, sa vie de pilote de chasse, ses rencontre féminines, le tout décrit quelque peu dans le désordre, désordre qui reflète sans doute sa vie. On se perd parfois dans la chronologie des évènements, dans l'espace aussi, tant ses pérégrinations aux USA, en France, au Japon sont nombreuses et riches en aventures, en rencontres de personnages flamboyants ou désolants. Le rythme soutenu d'un bout à l'autre entraine le lecteur dans une course étrange et autobiographique, course parfois épuisante. Il n'y pas dans ce roman, la densité de "Un bonheur parfait" ou la chaleur de "L'homme des hautes solitudes".

A noter une perle du traducteur (je crois). Page 422 (edition Points) : De tous les mystères, le premier que je me rappelle est une tige de lis..

"Le roi n'a pas sommeil" de Cécile Coulon

Quelque peu de décu par cette histoire tragique autour d'un personnage plein de bonté mais aussi pris dans un engrenage mental qui l'empêche de communiquer vraiment avec les autres. Le style est direct, fait de phrase courtes, des mots parfois tranchants ou chargé d'un lyrisme naif. Les personnages sont tous décrit avec force détails scabreux, buveurs, violents. J'attend un prochain roman de C.C pour me faire une autre idée de son écriture.

"La zone du dehors" de Alain Damasio

On est en 2084, le gouvernement contrôle absolument tout, nos actes, notre culture. Nous sommes guidés de manière subtile, presque sans violence, à penser de manière normative. Et émigrés sur une planète près de saturne, sous atmosphère contrôlée. Evidemment un groupe résiste a cet enfermement.

C'est bien un livre de science fiction dans lequel circulent des objets de 2084, mystérieux ou dangereux, objets de pouvoir et de contrainte. Parfois A.D. se permet des digressions plus lyriques, ose l'amour entre deux êtres passionnés par leur combat. Ce roman présente parfois des longueurs qui affaiblissent le message. Ca démarre pourtant rapidement, le style rapide nous entraine loin, mais l'essoufflement gagne .

"Pastorale Américaine" de Philip Roth

Voilà un roman qui faisait partie de la lite de lecture de Céline Minard. (dis moi ce que tu lis, et..) Fresque majeure des années 70 aux USA, dans laquelle des évènement comme la guerre au Vietnam, le Watergate, ou le film Gorge Profonde rythment le récit. Tout se passe autour de cette famille juive apparemment si parfaite, mais qui suit une déliquescence inéluctable, tout comme l'état US. Etude psychologique aussi des personnages parfaits dans leurs indécisions, remarquables observations de nos comportements. La fin reste en suspension, mais ne s'y attendait-on pas ? Superbe roman. Roth ? J'y retournerai.

"Ils ont tous raison" de Paolo Sorrentino

Truculente histoire que celle de ce chanteur Napolitain, adulé par tous dans son pays. Sa vie décousue, entre la musique, la cocaine, le long séjour au Brésil. Tout déconcerte dans ce livre, tant par le style chaotique, qui nous entraine parfois dans l'humour, parfois dans la tristesse, que par les aventures étranges, comme hors du temps. Paolo résiste et se pose des questions sur la vie, quand son entourage fait de musiciens, de demi-truands et de prostituées lui en laisse le temps. Alors oui, Napolitain pour la truculence et le décousu. Mais c'est une idée toute faite de Naples, alors ?

"Monsieur Origami" de Jean-marc Ceci

Roman fait de lenteurs, de réflexions philosophiques autour de l'origami de son pliage et du temps qui s'écoule. Philosophie du temps non pas au sens Heideggerien, mais au sens zen. A lire calmement, en laissnt les siences s'installer, distiller en nous un peu de ssérénité. Merci Véronique pour avoir déniché ce roman. Et m'avoir donné envie de le déguster.

"C'est ça,la mort" de Donald Westlake

Un fantôme, le fantôme d"un type fraichement mort nous livre ses émotions, sa terreur de revoir et revoir les vivants. Petite nouvelle de 36 pages, surprenantes, audacieuses.

"Le bonhomme de neige" de Jo Nesbo

Du thriller, du vrai. Le personnage principal (et récurrent) de J.N., Harry Hole aux prises avec un tueur en série à travers Oslo, Bergen et d'autres paysages urbains de Norvège. Le récit est concis, les paragraphes parfois se télescopent, avec des personnages typiques et attachants. Des rebondissements, des fausses fins, tout dans ce roman nous entraine vers une solution-soulagement. Bien sûr c'est un peu prévisible, mais il faut jouer le jeu, et se laisser entrainer dans cette course captivante.

"Un dieu, un animal" de Jérôme Ferrari

Tragique, l'histoire de ce jeune homme qui veut échapper au monde en fuyant dans la guerre, en tant que mercenaire. La troublante vision de l'atrocité des humains, de leur perdition, le perturbent. La recherche de son passé ne sera pas non plus une issue. La quatrième de couverture le précise, "[ce roman] signe la faillite de la souveraineté de l'individu dans l'exercice de la liberté". Et le roman se termine de manière tragique. Le personnage principal, traité à la deuxième personne su singulier n'est pas nommé. De nombreux incursion dans le passé, puis dans le présent déroutent un peu. Je remarque aussi une terrible expression qui apparait aussi dans [Balco Atlantico] : "..ouverte en deux comme une carcasse d'animal".

"Mise en pièces" de Nona Léger

Etonnant roman qui fait du personnage, Jeanne, une collectionneuse de sexes masculins. Elle les touche, les regarde, les goûte, les palpe puis les classe dans les "pièces" de son château. Le style direct, charnel, évoque une dérive dans l'espace et dans son esprit torturé, toujours à la recherche de nouvelle proies. Il y a une certaine fascination tendre de Jeanne pour ces sexes, et aussi un certain détachement, parfois une envolée faite de mots du quotidien. Puis on entre dans l'atmosphère de la ville, on s'étonne de ne plus parler de sexe, mais c'est pour mieux ouvrir une autre séquence toute aussi étrange. Jeanne est folle ? On ne sait pas. Mais Nina a du talent.

"L'homme chauve-souris" de Jo Nesbo

Roman policier autour de crimes, et avec le personnage Harry Hole. Le tout se passe en Australie. Que l'on aime ou pas les romans de Jo Nesbo, il faut avouer qu'il y a toujours plus d'aventures et de digressions que dans un roman policier ordinaire. A lire pendant les vacances..