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"Les eaux étroites" de Julien Gracq

Lecture différente. Avec "Un balcon en forêt" ou "Le rivage des Scyrtes", on éprouve, tout au long du roman, une tension, un attente. Dans "Les eaux étroites, au contraire, on est baigné dans la douceur, dans la poésie de la dérive visuelle, quasi olfactive le long de l'Evre, une rivière des Mauges (près de Cholet). L'eau, les rives, le paysage, la terre décrites de milles façons, sans jamais nous lasser, nous enchantent au contraire. on imagine cette promenade silencieuse dans un été finissant. Avec ce style qui lui appartient, poétique, parcouru de longues phrases au style parfois suranné, JG nous permet de voyager dans son monde.

"The bluest eyes" de Toni Morrison

Le premier roman de Toni Morrison, décédée récemment. Livre en Américain dans lequel elle décrit sans détour le parcours d'une petite fille noire, Pecola, au visage particulièrement disgracieux. Et Pecola imagine qu'elle serait bien plus belle et attirante avec des yeux bleus. Écriture très humaine, abordant la condition miséreuse des familles noires, le racisme, l'entourage qui abuse de la crédulité de ces familles. Suit un "afterword" de l'auteur dans lequel elle explique comment, en 1962, elle a eu l'idée de cette histoire et pourquoi elle a utilisé ce style abrupt, familier. "Beauty was not simply something to behold; it was something one could do"

"La promesse de l'audbe" de Romain Gary

Cette promesse, c'est celle que la vie nous fait et qui n'est pas toujours tenue. R.G., dans un style si limpide que l'histoire de sa vie en semble ordinaire. Ce qui bien sûr n'est pas le cas, enfance sans père, mais avec une mère trop attachante, il réussit là ou on ne l'attendait plus. Excellente lecture, leçon de vie aussi.

"La vérité sur Marie" de Jean-philippe Toussaint

Ce roman est le dernier volet de cette trilogie autour de Marie, cette femme dont le personnage est amoureux. Des situations étranges et parfois loufoques, le narrateur explore les ressorts affectifs de nous autres, humains. Le tout avec un apparent détachement, ce qui déclenche souvent l'hilarité. Petit opus de plus de 200 pages, jouissif, mais pas seulement. (on pourrait aussi dire: pas que. Mais j'aime pas)

"Chanson douce" de Leila Slimani

J'avais beaucoup aimé "dans le jardin de l'ogre", son premier roman. Toujours avec ce même style parfois tranchant, Leila Slimani explore la psychologie quasi psychotique de cette étrange nounou, abordant au passage les rapports sociaux et ceux de la morale entre cette nounou et les parents des enfants. Dès le début, hélas, on comprend l'aboutissement du roman, ce qui supprime d'emblée la possibilité de l'attrait d'un suspense supplémentaire.

"Bouvard et Pécuchet" de Gustave Flaubert

Retour au XIXème (inhabituel pour moi) avec ce célèbre roman de G.Flaubert. On découvre là, à travers les vies rocambolesques de deux amis, les réflexions de l'auteur sur la vie de l'époque. De la difficulté de jardiner, ce qui est assez cocasse, à la critique du fait religieux, tout y passe, y compris l'étude de la "question du suffrage universel". C'est très vivant, on saute allègrement d'un sujet à l'autre, avec pas mal de dialogues. Je dois néanmoins dire que j'ai parcouru en un éclair un chapitre qui m'ennuyait. Au sujet de la fraude électorale: "Bouvard: je crois plutôt à la sottise du Peuple. Pense à tous ceux qui achètent la Revalescière (sic), la pommade Dupuytren, l'eau des chatelaines, etc. Ces nigauds forment la masse électorale et nous subissons leur volonté." A méditer ?

"Nino dans la nuit" de Capucine & Simon Johanninn

"aaa" de zzz

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