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CommentairesLivres2021

"Solal" de Albert Cohen

Roman de presque 500 pages (format poche) ou l'on ne s'ennuie guère. Publié en 1930, et pourtant résolument moderne, dans un style rapide aux phrases percutantes, ce récit, parfois fouillis, souvent critique de cette société juive, est attachant. On aime, ou pas, ces descriptions hilarantes de l'acte d'amour, "je n'ai jamais trouvé de goût à ces ventouseries buccales", ou encore, plus poétique "La femme tombait de ciel en grand ciel noir, larges ailes battantes". On se perd aussi, un peu, au début, avec de trop nombreux personnages. Mais on apprécie la description des tréfonds de l'âme humaine et les facéties de Solal, personnage central. Et puis il faut lire jusqu'au bout ce roman désordonné et assister à l'effondrement de Solal, surprise des surprises.

"Le tibet sans peine" de Pierre Jourde

Une équipée racontée avec l’auto-ironie propre à P.J. Outres les facéties de la météo, on y découvre le respect des population du Tibet, la franche camaraderie de la petite troupe, les rencontres surprenantes. Récit autobiographique ,« Nos étions des baroudeurs qui n’allaient pas tarder à barouder », et troisième expédition dans les montagnes du Zanskar ! Ca monte, ça descend, ça neige, ça « fait froid », ça rit. Tout pour passer un excellent moment de détente, loin de chez nous, hé hé.

"L'ami" de Sigrid Nunez

Un superbe chien remplace l'ami perdu, suicidé. Autour de cette situation étrange, S.N. en un récit libre, nous parle de son ami écrivain disparu, nous fait part de réflexions d'auteurs, de Sartre à Rilke, et de remarques pertinentes sur l'intelligence des animaux, chien, chat ou cheval. Pas de pathos, mais une légèreté accentuée par un style fait de courts paragraphes qui font plus penser à des notes pour un roman en devenir.

"La conscience de Zeno" de Italo Svevo

Roman lu suite à une incitation de ma libraire à la Poterne (Bourges). Troisième et quasi dernier roman de I.S. ce récit en forme de journal s'adresse à un psychiatre. On finit par se rendre compte que des pans entiers de ce journal sont autobiographiques. Personnage velléitaire qui essaie lamentablement de cesser de fumer, puis d'essayer de séduire une femme, puis sa soeur, Zeno se débat dans un monde qu'il a du mal à comprendre. Il faut aussi noter que ce roman a été publié en Italie dans les années 20. D'oú ce style désuet. Zeno, le personnage principal est quelque peu misogyne, "il est difficile à un homme de deviner ce que les femmes veulent ; d'autant plus qu'elles-mêmes ne le savent pas toujours", et nous éclaire aussi sur cette "conscience délicate". I.S. a fréquenté James Joyce et traduit des écrits de Freud, ce qui lui permet sans doute de douter de la psychiatrie, qui "s'apparente au spiritisme". Ce roman finit par quelques phrases surprenantes et pessimistes de l'auteur.

"Le ministère des contes publics" de Sandra Lucbert

Sandra Lucbert récidive : après l'excellent "Personne ne sort les fusils", voici un quasi pamphlet politico-littéraire sur la dette publique. "LaDettePubliqueCestMal?" assène-t-elle ironiquement tout au long de cet essai. Démonstration ou sont invoqués Edouard, Gérald, Jean-marc, agrégé dont "les lettres se sont lassées de séjourner chez lui", Michel, Jean-claude, et aussi Nicolas et Philippe. Chacun tient le même langage, langage néolibéral décortiqué, désamorcé, explicité par S. L. Ce qu'elle fait dans un style cinglant et jouissif, tout en l'assortissant de moultes références à Socrate, Protagoras, Gombrowicz, Zeus, Pascal et même Alice (du pays des merveilles). A lire absolument pour ce point de vue critique du langage des "sachants" qui nous gouvernent.

"Plasmas" de Céline Minard

Plusieurs nouvelles, toutes plus savoureuses et mystérieuses les unes que les autres. Qu'il s'agisse de pseudo archéologie, de biologie, de sociologie ou de prospective dystopique, C. M. recherche le vocabulaire juste pour semer des récits étonnants. Ce style si riche, fouillé, souvent poétique dont C. M. joue avec élégance, les phrases riches de sens, tout concourt au plaisir de la lecture. Et parfois, un trait d'humour, inattendu, comme ce requin pyjama dont "les branchies se ferment, [le] cerveau se caille, une bulle coince dans l'armure et il pète". Littérature à déguster.

"Comment je suis devenu stupide" de Martin Page

Court roman au titre quelque peu trompeur et qui s'obstine à discourir sur l'intelligence versus la stupidité. Très vite, au delà du récit amusant et peu vraisemblable, M. P. exprime les contradictions de nos raisonnements, car "nous généralisons à partir de notre propre expérience" et que, "dans un débat, les généralités offrent l'avantage de la simplicité et de la fluidité du raisonnement..". Les péripéties du récit se mêlent aux interrogations sur l'intellectualisation (ou pas), comme dans cette rencontre avec Alain et Isabelle qui "possédaient si complètement toutes les nuances d'une bêtise chatoyante..". Récit surprenant qui donne à réfléchir.

"Comme nous existons" de Kaoutar Harchi

Récit purement autobiographique, ce troisième livre de Kaoutar Harchi est d'une grande et sincère humanité. L'enfance dans un milieu familial affectueux, l'ouverture au monde avec les amitiés, mais aussi le racisme ordinaire. Et puis l'accès à la culture, tout en préservant le profond lien familial, tout ce parcours intime est décrit avec justesse par K.H. Ses réflexions sur ce parcours, ses doutes sur sa qualité d'écrivains sont d'une rare clarté. Édifiant.

"Chicago" de Alaa El Aswany

Ce roman a été publié en 2007. Dans Chicago vivent des étudiants Égyptiens grâce à une bourse .. Egyptienne. Ce monde côtoie celui d'une Amérique moderne, décomplexée, blanche et non musulmane. A.E.A. dépeint avec beaucoup d'humanité les rapports publics et intimes de tous ces personnages. L'ambiance est aussi marquée par le traumatisme récent du 11 septembre 2001 et par les premiers soubresauts de la révolution Égyptienne. Roman politique aussi pour le récit de la dureté du régime Egyptien, étouffant les individus. Très belle fresque réaliste d'un monde qui se débat avec sa religion, ses ambitions et ses lâchetés. 460 pages de vrai plaisir.

"Les filles de Monroe" de Antoine Volodine

Une fois de plus, A.V. nous entraîne dans son monde "post-exotique" avec ce roman à l'atmosphère sordide, mortifère. Par petites touches répétitives, cette ville humide et noire est décrite dans laquelle évoluent des personnages dont on ne sait pas exactement si ils sont morts ou vivants. Car les morts, ici, parlent et raisonnent, mais sans agressivité. Les filles de Monroe, harnachées comme des warriors, doivent restaurer (ou sauver ?) le parti après un supposé cataclysme dans un futur obscur. Avec ce langage ou les descriptions sont répétées avec insistance et ou les personnages ont des noms étranges, A.V. Nous entraîne irrémédiablement vers une fin attendue. Fin qui n’est pas sans rappeler l'ambiance des nouvelles de Lovercraft. A lire pour l’atmosphère pesante, le côté thriller, l’attente d’un dénouement. A noter que A.V. a écrit plus de 40 livres, parfois sous d’autres noms : Lutz Bassman, Manuela Draeger, Elli Kronauer.

"Les testaments thahis" de Milan Kundera

Décliné en 9 parties toutes aussi riches les unes que les autres, M.K. parcours le monde de la musique classique, avec Stravinski "la musique est est impuissante à exprimer quoi que ce soit", celle de Janecek, (musicien tchèque), de Chopin, puis le monde de la littérature avec Kafka (avec de longs passages sur les romans de celui-ci), mais aussi de Rabelais, Musil, Céline, Gombrowicz, celui de la philosophie : Adorno, Nietzsche. C'est à chaque fois un fourmillement de réflexions riches et pertinentes sur tout ces domaines de l'art. Passionnant de bout en bout, sauf peut-être certains passages ou l'on décroche car on ne peut suivre la connaissance de M.K., notamment sur la musique classique (annotée d'extraits commentés de partitions !). Il y aurait tant à écrire sur cet essai de 1993. Pendant la période francaise de 1986 à 2009, M.K. A écrit de nombreux essais dont le premier, "L'art du roman", à été publié en 1986.

"Le rapport chinois" de Pierre Darkanian

Changement de registre avec ce surprenant roman de P.D. qui mets en scène une invraisemblable équipe de "bras cassés" dans la cadre de trafic d'argent entre le Chine et la France. Les personnages sont tout sauf futés, comme Tugdal (prénom breton) qui est "bête comme une valise sans poignée". On s'engouffre avec plaisir dans ce récit, le sourire aux lèvres, et on suit les situations de ces "associés" avec jubilation. La description de l'univers de sociétés creuses et d'employés stupides et prétentieux est si bien décrite, jusqu'aux tics des personnages. Vraiment du délire de bout en bout. Mais pourquoi ces toutes dernières pages, quelques peu fantastiques, mais décalées ? A lire pour la détente assurée.

[#4321PA ] "4321" de Paule Auster

Il s'agit de l'histoire de Archie Ferguson, jeune écrivain en herbe, racontée suivant plusieurs angles (et si.., etc.), roman à tiroirs ou toutes les histoires se ressemblent sans jamais être les mêmes, tranches de vie essentiellement New-yorkaises des années soixante. L'intérêt ce ces histoires est aussi de revisiter cette période mouvementée de l'histoire US, avec les luttes contre la guerre du Viet-nam, contre le racisme aussi, révoltes de la jeunesse. Bien sûr, Fersuson (il est presque toujours nommé ainsi, et rarement Archie) a une vie vie amoureuse et sexuelle (exposée parfois de manière un peu crue (ou naive ?)). A noter que dans une des variations, Ferguson meurt de manière étrange.. Ah ! Et aussi quelques voyages en France de Ferguson (Paul Auster aussi, aime beaucoup la France et sa culture) et le tableau est complet. Mais j'ai trouvé ce pavé de 1200 pages (chez Babel, ed.) un peu trop long, alourdi, entre autres, par des descriptions sportives qui ne captiveront que ceux qui connaissent le monde du base-ball et/ou du basket-ball.

"La serpe" de Philippe Jaenada

La serpe en question, on s’en doute, est l’arme du crime avec laquelle, en 1941, trois personnes ont été assassinées. Comme dans plusieurs de ses récits, P.J. (?!!) part à la recherche de la vérité concernant ce macabre fait divers. Ce qu’il y a d’étonnant, c’est la quantité de détails fournis dans ce livre, ce qui laisse entendre que l’auteur a fait un extra-ordinaire (et louable) travail de documentation. Le ton et le style sont néanmoins détendus, parcourus d’anecdotes, de traits d’humour (comme cette scène hilarante dans un restaurant chinois). A lire si vous aimez les récits genre enquête/détective avec foultitude de personnages. Personnellement, j’avoue avoir aimé, tout en parcourant certaines descriptions ‘en diagonale’.

"Mobiles" de Sandra Lucbert

Retour vers cet auteure (autrice ?) dont les récents essais («Personne ne sort les fusils» et «Le ministère des contes publics») m’avaient fortement impressionnés. Son premier roman, «Mobiles» surprend par le ton naturel de la vie de jeunes gens désappointés, car décalés, par la réalité du quotidien, la réalité de la société changeante. D’où leur nécessité d’être « mobiles » pour tenter de s’adapter. Les personnages évoluent ainsi, de leurs milieu de travail à leurs activités de loisirs, de rencontres. On réalise alors que ce premier roman n’est que l’amorce de ce qui adviendra plus tard : des essais plus convaincants.

"L'enterrement de Serge" de Stéphane Carlier

Chronique de Saône-et-loire, dans un endroit à l’écart du monde ou les hommes et femmes s'arrangent comme ils peuvent avec les vicissitudes du quotidien. L'absence de Serge, bien sûr, ce personnage haut en couleur, qui habitait dans un simple mobile home dans ce coin perdu, apprécié de tous et dont on participe à la cérémonie funèbre. Mais il se trame aussi des attentes, des "histoires de frics", d'héritages à venir. Le tout raconté avec acidité, mais aussi avec humour et tendresse. Récit pittoresque, mais qui manque peut-être d'une approche plus profonde des sentiments.

"Twenty-seventh" de Jonathan Frenzen

Livre en en anglais américain. Premier roman (1988, cf Wikipédia) de cet auteur dont j'ai déjà lu et apprécié plusieurs livres. Dans celui-ci se déroule une fiction dans la ville de Saint-Louis, la vingt septième ville des USA, fiction politico-financière dans laquelle il est question de fusionner la ville de Saint-Louis et le comté de Saint-Louis. Partisans et opposants vont s’affronter autour de ce projet. Le personnage principal est un grand entrepreneur et président du conseil d'administration de la ville. Mais dans ces intrigues, une jeune indienne charismatique, cheffe de la police de la ville, travaille dans l'ombre. Au fur et à mesure du récit, l'épaisseur des personnages prend forme, les amitiés et inimitiés s'affichent, les dissensions internes apparaissent. Le style de J.F est déjà présent dans ce roman, style laissant place à de nombreux dialogues réalistes, à des incursions dans l’intimité des personnages, et à des retournements de situations. J'ai quelques difficultés à suivre l'aspect politique et financier, découvrant un monde aux mots inhabituels. Excellente intrigue de 500 pages.

"Nuit de fureur" de Jim Thompson

Changement radical de ton avec ce roman noir de 1953. La noirceur des personnages et leurs attitudes perverses sont la marque de cet auteur : on aime ou pas. Dans ce roman, on suit le cheminement d'un tueur chargé d'exécuter un témoin clef et ivrogne. Les personnages aux personnalités multiples ajoutent du suspense. Le tueur lui-même, que l'on écoute parfois en voix off, manipule les femmes et les hommes de son entourage pour arriver à ses fins. Je suis par contre quelque peu déçu, attendant (des frissons ?) une apothéose qui ne vient pas, et la disparition cruelle du tueur.

"Molloy" de Samuel Beckett

Est-ce un roman ? Est-ce une forme d'autobiographie ? Est-ce une nouvelle poétique ? On se perd dans ce labyrinthe savamment mis en mots par Beckett, labyrinthe qui travestit la réalité de sa quête intérieure en une suite étonnante de courtes phrases, qui souvent se contredisent, ajoutant au récit une perpétuelle perplexité. Probablement autobiographique, Molloy/Beckett? entretenant des rapports étranges avec sa mère, puis avec son père dans la deuxième partie du livre. Toujours récurrent également, cette quête de bicyclette, que ce soit celle ou il tente de pédaler ou celle qu'il demande à son fils d'acheter. Des pages entières de courtes phrases pour tenter de résoudre un problème de cailloux à sucer. Et puis ce tranchant "Je vais vous le dire. Et puis non, je ne dirais rien." Le livre se termine par une postface essentielle, quoique ardue, qui aide à comprendre le cheminement de la pensée de Beckett, mais postface plus centrée sur les oeuvres de l'auteur que sur le récit de Molloy. Passionnant mais ardu.

"Bartleby et compagnie" de Enrique Vila-matas

On connaît Bartleby, le héros de Melville, qui « préfèrerais ne pas ». Partant ce personnage qui refuse, E.V.M, en 86 courts paragraphes, parcours le monde des écrivains en choisissant ceux qui ont refusé d’écrire. Ces paragraphes sont bourrés d’anecdotes, parfois hilarantes, sur ces non-écrivains, certains connus, comme Beckett, Mallarmé, Gracq, d’autres moins : Pere Gimferrer, Franz Blei. La découverte est réjouissante, mais on se lasse surtout des inconnus.

"La nuit. Le sommeil. La mort. Les étoiles" de Joyce Carol Oates

Gros pavé de plus de 900 pages publié en 2021. Le père est mort et l'équilibre de toute une famille d'adultes est perturbé. L’auteure, prudemment, sonde les personnages, les évalue, passe de l'un à l'autre, revient sur chacun d’eux dans un autre chapitre, un autre temps, éclaire d’autres ressorts intimes. Le récit est parsemé de "voix off" ou la la veuve s'exprime en courtes phrases, parfois inaudibles. Les vraies personnalités des membres de cette famille émergent suite à cette mort accidentelle du père, ce solide pivot mental. Des inimitiés apparaissent, des valeurs morales aussi, ce qui sauve la mère/veuve qui cherche à se reconstruire malgré la douleur, mais qui déboussole un fils trop arc-bouté sur ses convictions. Dans cette famille décrite avec amour, tout est peut-être trop Américain. Dans ce roman, J.C.O. use sans doute trop de phrases raccourcies, agrémentées d'élisions, et donc parfois peu expressives. Dans ce livre, le style inhabituel décontenance quelque peu. Et cette fin heureuse, mais attendue.

"J'aurais voulu être Egyptien" de Alaa El Aswany

Dans cet ouvrage, une histoire et plusieurs nouvelles. L'histoire est celle d'un auteur de romans (autobiographie déguisée?) aux prises avec la difficulté de publier dans cette Egypte remplie d'hypocrisies et de censures affichée. Ce court roman a d'ailleurs été interdit de publication en Egypte, car il critiquait sans doute trop ouvertement cette société rigide et obscurantiste.

Et puis (édition Babel/Actes? sud de 2009) 16 courtes nouvelles dans lesquelles A.E.A, au détour de faits de la vie quotidienne décrit avec tendresse ou ironie, les travers de la société Egyptienne.

"Tous les diamants du ciel" de Claro

L'ergot de seigle qui donnera naissance au LSD dans une histoire qui s'étale de 1951 à 1970. C'est aussi l'histoire d'Antoine, jeune boulanger, qui a goûté de ce champignon hallucinogène. Dans un style souvent poétique et allégorique, on suit le cheminement d'Antoine, sa rencontre avec des personnages énigmatiques, l'intervention grise de service secret, la course à travers l'Europe, l'amour bien sûr. Tout défile joyeusement jusqu'à cette fin improbable. Le début captive, par le style original de Claro. La fin s'essouffle quelque peu.

"J'ai couru vers le Nil" de Alaa El Aswany

Racontée par l'auteur, la révolution Egyptienne de 2011. Récit poignant, parfois douloureux ou interviennent des personnages attachants, venus de milieux divers, d'un général, de sa fille, d'étudiants, d’employés de la "middle-class". On assiste à L'espoir d'un peuple, mais aussi au doute d'une partie de la société. Récit passionnant, enivrant. Et puis vient l'avènement de la cruauté de la contre-révolution, orchestrée par un pouvoir aux abois et par la volte-face de l'armée. Des martyrs. Des tortures. L'amour aussi entre deux jeunes combattants pour la liberté qui correspondent tant bien que mal par e-mails ou lettre. Passionnant de bout en bout. Révoltant, aussi. A lire !

"Nouvelles démesurées" de Adolfo Bioy Casares

Bioy Casares, auteur Argentin, fut l‘ami intime de Borges, ce qui explique le penchant vers l’étrange de ces ces quelques 10 nouvelles. Nouvelles dans lesquelles s’enchaînent des histoires d’amour triangulaires (et la présence de belles voitures), ou encore la fuite éperdue face à une soit-disant épidémie, etc. Le style reste convaincant (cf Borges) et plaisant. On notera aussi des description précises de parcours dans les rues de Buenos Aires aux noms évocateurs

"Aux Aresquiers" de Eric Sautou

Ce petit recueil de poèmes d’Eric Sautou nous entraîne dans un monde silencieux, peuplé d’images aériennes ou aquatiques. On ressort rincé, plein d’une douce quiétude. A déguster.

"Crazy brave" de Joy Harjo

Les amérindiens Creek et Cherokee de l’Oklahoma sont présents ici dans le roman autobiographique de Joy Harjo. De cette enfance et adolescence miséreuse à cette affirmation d’être en tant qu’« artiste », tous les passages difficiles de cette vie d’amérindienne sont évoqués. La personnalité artiste et féministe de l’auteur sous-tendent ce texte superbe ou sont évoqués la faiblesse des hommes, le racisme, mais aussi la courage et la volonté d’exister malgré tout. Petit opus de 220 pages plein d’énergie et d’espoirs.

"Tromperie" de Philip Roth

De ce livre, publié en 1990, on retiendra une tendre auto-ironie, mais souvent aussi un subtil et délicieux mélange entre la fiction et l’autobiographie. Des conversations (fictives?) avec d’anciennes maîtresses, de très courts dialogues évocateurs, tout est posé là, en de courts chapitres. On rit parfois, on se prend à réfléchir sur les sens de la vie, de la vie d’un couple, aussi. Lu comme avalé, avec appétit.

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